Bouillie enrichie

Présentation

Projet d’Amélioration de la Résilience des Systèmes Agricoles au TCHAD

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Le PARSAT, au service de la population rurale

Le Projet d’Amélioration de la Résilience des Systèmes Agricoles au Tchad (PARSAT) est un projet de développement rural qui intervient dans la Province du Guéra, le Département de Fitri dans la province du Batha et les Départements de Dababa et de N'goura dans la Province de Hadjer-Lamis.

Une zone à forte potentialité

Cette zone dispose d'un fort potentiel agricole encore peu exploité. Ayant une superficie d’environ 90.200 Km² avec une population estimée à 877 200 habitants. Elle est située dans la bande sahélienne du pays et fait partie des zones les plus touchées par l'insécurité alimentaire et la vulnérabilité structurelle. Les ménages ruraux (86% de la population), dont 83% sont sédentaires, ont comme première activité la production de céréales (mil, sorgho pluvial et de décrue-bérébéré) pour satisfaire leurs besoins alimentaires et constituer une réserve pour la période de soudure. En contre saison, ils s'adonnent à d'autres activités pour compléter leurs besoins alimentaires et monétaires. Leur stratégie d'adaptation et de résilience se traduit par la diversification des activités et des sources de revenus.

La population rurale : une priorité

Le PARSAT est un projet de développement qui a pour objectif de contribuer à l'amélioration durable de la sécurité alimentaire et des revenus des ménages ruraux. Pour le projet, la réduction de la vulnérabilité passe par l'amélioration de la résilience des systèmes agricoles face aux aléas agro-climatiques.

Son intervention repose sur : 

-        La sécurisation de la production par rapports aux risques climatiques, en améliorant la mobilisation et la gestion de l'eau sur les parcelles de cultures ;

-        L’intensification de la production grâce à l'amélioration des techniques culturales et l'utilisation de variétés de semences mieux adaptées, l'amélioration des capacités de stockage et la constitution de stocks pour la période de soudure ;

-        La diversification d'activités économiques rentables en contre saison et l'amélioration de l'accès aux marchés.

L’objectif global du PARSAT est d'augmenter durablement les productions agricoles en réduisant les risques liés aux changements climatiques (CC).

Son objectif de développement est d’améliorer la résilience des systèmes agricoles et de l'économie des ménages ruraux par rapport aux changements climatiques et aux chocs externes.

Démarré en février 2015, le PARSAT est financé à hauteur de 36,2 millions dollars US par le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), le Fonds pour l’Adaptation de l’Agriculture Paysanne face au Changement Climatique (ASAP), l’Etat tchadien et les bénéficiaires.

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Sa mission

‘‘La mission assignée au projet n’est pas seulement de réaliser des aménagements et ouvrages au bénéficie de la population rurale, mais également et surtout de former les bénéficiaires sur les techniques de production, de transformation et de commercialisation des produits agricoles résilients aux changements climatiques et aux chocs externes’’.

1-    Intensifier les productions agricoles 

Captage et gestion de l'eau agricole

La réalisation des aménagements et infrastructures vise à asseoir et renforcer la résilience et à atténuer les effets des changements climatiques sur les systèmes de productions agricoles à travers des aménagements de captage de l'eau pour les cultures de saison pluvieuse, de décrue et de contre saison. Pratiquement le Projet construit des puits et source de captage d’eau pour le maraichage, réalise des aménagements pour retenir l’eau sur des sites de culture pluviale et de décrue.

Intensifier les systèmes de production

Les aménagements et les infrastructures sont réalisés pour augmenter la production agricole, désenclaver les zones de production et assurer le stockage. Un accent particulier est mis sur l’intensification des systèmes de production résilients des ménages ruraux dans l’exploitation familiale concernant la production de céréales (mil, sorgho), de cultures complémentaires (arachide, sésame, niébé,) de cultures maraîchères et le petit-élevage. Les producteurs bénéficient des formations sur les itinéraires techniques à travers les champs écoles paysans, une facilité d’accès aux semences et intrants vétérinaires à travers l’émergence d’un réseau de producteurs multiplicateurs de semences et à travers l'appui à la recherche-développement de variétés vivrières à cycle plus court ou plus résistantes au stress hydrique et, la formation et appui à l'émergence d'un réseau d'auxiliaires féminines de santé animale pour le petit élevage.

Accompagnement éducatif

Eduquer sur la nutrition

Savoir se nourrir et prendre soin de soi est la meilleure façon d’arriver à la sécurité alimentaire. Le PARSAT mène des actions pour promouvoir les pratiques familiales essentielles en matière d’alimentation, de santé, de nutrition tout en intégrant la prise en charge de la malnutrition aigüe modérée au niveau communautaire.

Alphabétiser - surtout les femmes

L’alphabétisation contribue non seulement au renforcement des organisations et au développement des communautés, mais aussi à se projeter dans l’avenir, à mieux combiner et utiliser les ressources du milieu et faire du plaidoyer. Elle accroit l’autonomisation des femmes et renforce les compétences de gestion d'activités génératrices de revenus et de commerce.

Eduquer sur l’environnement

Cette éducation est menée à travers des séances de sensibilisation à l’endroit des élèves et des producteurs sur la protection de l’environnement dans les écoles et villages. Des clubs environnements sont mis en place dans les établissements scolaires dans le but de provoquer une prise de conscience auprès du grand public sur les effets destructeurs de l’environnement.

2-   Booster les activités économiques des ménages ruraux 

Désenclaver les zones de production

La mise en place des infrastructures de désenclavement permettent d'impulser la productivité et de favoriser une meilleure valorisation des productions agricoles. Ceci facilite l'accès physique aux marchés et aux intrants et services. Le PARSAT se concentre sur la réalisation d’ouvrages de traitement de points critiques et le profilage de piste. Environ 100 km de linéaire et 106 points critiques seront traités pour améliorer la praticabilité d'axes en saison des pluies. Le projet a également initié la formation, en concertation avec les autorités locales compétentes, des associations chargées de l'entretien des ouvrages de franchissement réalisés. Ces associations sont dotées d'un lot initial d'outils d'entretien et de maintenance.

Appuyer le stockage

Les infrastructures de stockage servent à conserver une partie de la production céréalière ou des excédents de production en vue de les rendre disponibles pendant la période de soudure ou de les vendre ultérieurement à de meilleurs prix. Le PARSAT a engagé la construction de 40 magasins communautaires de stockage au cours des deux premières années de sa mise en œuvre destinés à abriter diverses activités qui sont :

1-     La banque de soudure

La banque de soudure, comme son nom l’indique, est une sorte de banque communautaire gérée par les bénéficiaires eux même à travers la mise en place d’un comité de gestion pour faire face à la période de manque de nourriture. Les céréales sont stockées et les bénéficiaires viennent se ravitailler pendant la période de disette et remboursent à la récolte. Ce qui permet aux populations les plus pauvres d’éviter d’aller vendre leur force de travail aux tiers et se consacrer à leurs propres travaux champêtres au moment opportun.

2-    Le stockage lié à un crédit warranté couplé avec la microfinance

Le Warrantage est un système de crédit rural qui consiste à obtenir un prêt auprès d’un établissement de microfinance en mettant en garantie les produits agricoles tels que le mil, le sorgho, le riz, le maïs et l’arachide susceptibles d’augmenter de valeur. Le système de warrantage est introduit pour éviter aux petits producteurs de brader leurs récoltes, juste après la récolte, lorsque les prix sont au plus bas et leur donner la possibilité d’accéder à un crédit. 

3-     Le groupage des produits pour la commercialisation 

Les organisations des producteurs peuvent stocker leurs produits au moment de récoltes dans les magasins pendant que les prix sont au plus bas et procéder à leur vente à un prix compétitif lorsque les céréales deviennent rares et chères sur le marché.

4-     Les services de stockage de céréales pour les nomades

Comme les autochtones, les nomades peuvent également venir stocker leurs céréales dans les magasins moyennant le paiement des frais de magasinage. Le droit de stock varie d’un magasin à un autre. Ce qui permettra d’alimenter la caisse du comité de gestion du magasin (COGEM).

5-    Les points de services de location de petits matériels agricoles

Les gestionnaires de magasins accordent une place pour stocker les petits matériels agricoles que les communautés peuvent venir louer pour leurs activités.

Le Projet finance la formation, l'accompagnement et les visites d'échange pour les membres des Organisations des Producteurs (OP) et des comités de gestion responsables des activités menées dans les magasins.

Appuyer les activités économiques des ménages

Le projet, d’ici la fin de son intervention, compte faire la promotion de 300 activités génératrices de revenus (AGR) pour les plus vulnérables (environ 3 000 bénéficiaires) dans un nombre limité de domaines qui sont :

-        le séchage et la conservation des légumes et fruits à travers la construction des aires de séchage

-        la production d'huile (arachide, sésame, Balanites) par la presse à huile

-        l’apiculture

-        le séchage et fumage de poissons

« Le but du PARSAT est de fournir formation, accompagnement technico-économique et capital productif (à l'exclusion de fonds de roulement) à ceux qui sont démunis, afin qu'ils puissent développer une activité économique rentable en saison sèche ».

GENRE ET CIBLAGE 

Le Projet veut s’assurer que les actions menées vont à l’endroit de ses groupes cibles (particulièrement les femmes chefs de ménage, les veuves avec de nombreux jeunes enfants à charge et des jeunes mariés qui viennent de s'installer). Un nombre croissant d’indice montre que remédier aux inégalités entre les sexes et réduire l’incidence de la pauvreté, contribueront sans doute à l’atténuation de la faim. La pauvreté et la malnutrition étant interconnectées, pour réduire leurs effets, il faudrait mettre en place des mécanismes qui garantissent aux groupes les plus pauvres de bénéficier des interventions dans tous les domaines. Par ailleurs, les jeunes sont souvent exclus de l’accès aux ressources, il est fondamental de les impliquer dans les interventions afin de réduire l’exode rural et l’émigration. La prise en compte par les projets de développement agricole des aspects de genre dans la mitigation de l’impact des changements climatiques (CC), ont des conséquences positives sur la production agricole, la sécurisation foncière et la sécurité alimentaire.

GESTION DES SAVOIRS 

La gestion des savoirs et la communication sont essentielles à l'amélioration de l'efficacité en matière de développement. Sans elles, les projets de développement risquent d'investir dans des activités mal choisies, d'utiliser de mauvaises méthodes, voire de se tromper de cibles et sont incapables de tirer parti des occasions de promouvoir la reproduction à plus grande échelle ou d'influer sur les politiques. Le PARSAT organise régulièrement des ateliers de capitalisation pour tirer des leçons des pratiques afin de les améliorer mais également d’inspirer d’autres actions.

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Ses bénéficiaires

Le groupe cible du PARSAT est constitué des ménages agricoles sédentaires, dont les conditions d'existence assez précaires sont essentiellement assurées par: (i) la production vivrière (dont 70-80% de céréales) sur une superficie moyenne d'environ 2,4 ha dans le Guéra et le département de Dababa, de 2,7 ha dans le Fitri; (ii) le petit élevage (caprins/volailles) et; (iii) diverses activités en contre saison, telles que: le maraîchage, les activités de cueillette, la petite transformation de produits agricoles, la vente de la force de travail ou l'exode saisonnier pour les hommes et les jeunes. Ces ménages, en général très vulnérables aux chocs climatiques, sont essentiellement caractérisés par: (i) de faibles niveaux de productivité et de compétitivité des activités agricoles; (ii) des difficultés d'accès aux facteurs de production (terre, intrants et capital); (iii) une situation de dépendance par rapport au marché, notamment en période de soudure; (iv) une faible capacité d'organisation et; (v) un faible niveau de revenus. Ce groupe cible inclut 2 sous-groupes constituant des ménages particulièrement à risques: (i) femmes, chefs de ménage, y inclus les veuves, avec de nombreux jeunes enfants à charge et; (ii) des jeunes mariés qui viennent de s'installer. 55. Le Projet veillera à s'adresser autant aux femmes qu'aux hommes, sans oublier d'intégrer les jeunes pour les différentes actions initiées. En même temps, la sélection d'un certain nombre d'activités du Projet a été faite car elles sont plus spécialement recherchées par les femmes, il s'agit: des cultures pluviales non-céréalières; des cultures maraichères, du petit élevage, de l'accès à une banque de soudure, des activités génératrices de revenus (AGR), de l'alphabétisation et des mesures éducationnelles. Les femmes restent généralement dans le village en saison sèche (alors que les hommes partent en exode) et assurent souvent seules les besoins quotidiens de nourriture et de petites dépenses pour la famille. De ce fait, la diversification et le renforcement de leur base économique sont des aspects importants, qui se répercuteront directement et significativement sur la résilience générale des ménages par rapport à des contraintes climatiques de plus en plus sévères. 56. Le Projet touchera environ 35 000 ménages dont la taille moyenne est estimée à 5 personnes soit environ 175 000 bénéficiaires directs dont 40% seront des femmes et 30% des jeunes. Le nombre de ménages directement touchés représente environ 25% des ménages ruraux sédentaires dans la zone d'intervention du Projet

Bailleurs de fonds

FEM

Le Fonds pour l'environnement mondial est une organisation gérant un système de financement destiné à mener des actions pour la préservation de l'environnement. Le FEM contribue à la mise en œuvre du Projet avec un don de 7,3 millions de dollars.

L'Etat Tchadien

La République du Tchad

FIDA

Fonds International de Développement Agricole

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