FEMME RURALE: Faire le même travail que les hommes c’est bien, obtenir le même bénéfice c’est mieux

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A Delep, une localité située dans le département du Guéra , des femmes se sont mobilisées au même titre que les hommes pour aménager leur site de culture.

Munis de pelles, pioches, houes ou à mains nues, ces femmes bravent la chaleur accablante et autres intempéries pour apprêter leur champs à l’approche de la saison des pluies.

Certaines avec des enfants au dos et d’autres plus âgées refusent d’être à l’écart. Ces sites reparties en deux, un pour la culture pluviale et l’autre réservé à la culture de décrue et le maraichage, appartiennent à ces femmes et également aux hommes qui se sont organisés en groupement. C’est la meilleure façon de maximiser la production.

Cette détermination avec laquelle ces femmes s’investissent, tous ces efforts consentis ne visent qu’un seul objectif, celui d’avoir un bon rendement afin de prendre soin de la famille et de faire de provisions pour la période de soudure.

Même si elles sont confrontées au phénomène du changement climatique qui se fait ressentir de plus en plus, ces femmes refusent de baisser les bras.

La problématique de la pauvreté des femmes en milieu rurale se pose en termes d’accès difficile à la terre et aux facteurs de production. Ce qui les oblige le plus souvent à vendre leur force de travail pendant la période de soudure. Cette situation est aggravée par un contexte socioculturel limitant la participation des femmes à la concertation sociale et à la prise des décisions. L’analphabétisme et le manque de formation freinent leurs capacités à gérer les activités qu’elles entreprennent, la pénibilité des tâches domestiques leur laissent peu de temps à consacrer aux activité pouvant leur générer des Revenus. Leur état de santé et la méconnaissance de leurs droits ne favorisent pas non plus leur épanouissement.

Le PARSAT qui vient renforcer les acquis du Projet d’Appui au Développement Rural dans le Guéra (PADER-G) et du Projet de Sécurité Alimentaire dans le Nord-Guéra (PSANG), implique fortement la femme rurale dans les actions de développement. Il aimerait surtout faire d’elle une actrice de premier plan dans la lutte contre le changement climatique

Il est prouvé qu’en mettant à la disposition d’une femme des ressources, c’est toute sa famille qui en bénéficie. Aider une femme, revient alors à aider toute une communauté. Cela rythme parfaitement avec le dicton qui dit « éduquer une femme, c’est éduquer une nation ».

Les actions de ce projet offriront de nouvelles opportunités d'emploi pour ces femmes et jeunes dans l'agriculture. Des bénéfices complémentaires d'alphabétisation et d'éducation leur permettront une meilleure intégration sociale.

Le projet dans son approche retient un  quota de 40 % en faveur de la participation des femmes dans les  dans activités de renforcement institutionnel et les activités d'intensification et de valorisation de la production.